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du Markeutinge et de la Comm' : Décryptages num. 2
Business Model : 5 conseils essentiels pour créer une marque vendeuse
Vendredi, 11 Décembre 2009 11:12
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Le nom d’une entreprise ou d’un produit est d’une importance capitale en terme d’impact et de capacité de vente. Il constitue un élément de premier contact, de mémorisation, d’impression. C’est aussi un élément de crédibilité.

En plus de donner une identité par laquelle va pouvoir être créée l’existence (voir “du Markeutinge et de la Comm. Décryptage num. 1 - Stratégie de Communication et Le Costume Graphique), le nom ou la marque constitue un capital de l’entreprise dans le sens où la notoriété repose en grande partie sur l’élément d’identification, l’association entre l’offre et sa source.

Le nom fait partie du “Goodwill”, la différence positive entre la valeur réelle (figée) de l’entreprise ou du produit et le potentiel de valeur sur un terme plus ou moins long.

En gros et pour faire simple, non seulement le nom va influer profondément sur le succès d’une entreprise ou d’un produit mais en plus, il va faire varier la valeur d’une entreprise ou d’un produit lors de sa cession.


1. Une marque ou un nom transmet toujours un message


Certains ont tendance à négliger ce point et semblent avoir nommé leur entreprise ou leur produit comme s’ils s’étaient débarrassés d’une corvée administrative.


À ceux-ci, je suggère un test assez simple.

Prenez la liste des entreprises de votre secteur et téléphonez-leur en vous présentant sous le nom de Monsieur Beurk ou Madame Sapue. C’est extrême, mais cela permet de comprendre que l’apparence (visuelle, sonore) a une importance considérable.

C’est le premier contact que l’on établit qui va diriger une bonne partie de ce qui va suivre et, lorsque l’on est mal parti, il faudra remonter la pente jusqu’à effacer cette première impression. Et bien souvent, on n’y parviendra pas.

Si vous ne vous présentez pas directement avec un nom, je propose un autre test.

Présentez votre produit ou votre service à des inconnus. Il est plein de qualité et ils vous écoutent avec intérêt. Viens alors le moment où ils vous demandent son nom ou celui de votre enseigne. Répondez-leur quelque chose comme Établissement Ducon ou Société Fèble ou encore annoncez fièrement : la S.T.P.I.D. !

Prenez donc le temps de trouver votre nom en vous fondant sur au moins une des directions suivantes, le mieux étant les quatre :

  1. Un nom qui révèle la promesse que vous comptez tenir.
  2. Un nom qui dénote positivement votre activité ou produit.
  3. Un nom qui soit esthétique (pour le public ciblé).
  4. Un nom qui se mémorise facilement.

La promesse, ce que vous prétendez offrir à votre public, peut être transportée de maintes manières. Ce peut être un nom commun, un verbe, un adjectif ... qui porte en lui cette promesse. Carrefour suggère un lieu où tout converge. Auchan, les produits du producteur au consommateur.

Pour un produit, ce peut être un nom combiné du nom de l’entreprise et d’un mot-promesse. Pour des voitures : Explorer évoque au français l’exploration ou la sonde spatiale et Circus, la cité, la capacité de s’intégrer dans le trafic urbain.

N’hésitez pas à interroger le public cible sur ce qui, pour lui, permettrait de faire connaître durablement la société ou le produit. Procédez toujours par question ouverte et indirecte. Vous trouverez dans ses réponses des éléments de réponse à la votre.

Vous pouvez aussi inventer un mot issu de l’altération d’un autre mot ou combiné de plusieurs mots ou sonorités qui rappellent soit le mot altéré soit les mots d’origine et ce qu’ils portent comme signification, comme imaginaire. Kangoo fait référence au Kangourou et à sa capacité de transporter.

Lorsque vous visez l’international, méfiez-vous d’utiliser des mots très courants pour traduire la promesse. Pensez au fait que les relais locaux s'approprieront d’autant plus facilement la promesse pour la retransmettre qu’elle sera aisée à imaginer.

2. Ne créez pas votre propre cloisonnement


Un nom peu indiquer ou suggérer une activité ou un produit. Il peut restreindre la perception que l’on a de l’activité ou du produit en le connotant d’une technologie, d’une approche, d’une époque. Optique 2000 va finir par faire ancien.

S’il s’agit de nommer un produit dont on sait que la pérennité sera celle de la mode ou de la technologie, ce n’est pas un problème. Lorsque l’entreprise, spécialisée dans une technologie (qui ne vivra qu’un temps) ou une mode de société (qui deviendra courante et ne sera donc plus un atout de communication), se choisit un nom en rapport avec sa spécialité, elle se ferme, de facto, à ses capacités d’évolution, sans évoquer le fait que la pérennité de ce sur quoi elle s’appuie ne durera pas nécessairement le temps qu’elle imagine, voire même  pourrait devenir un contre argument.

Les techniciens fondateurs de leur entreprise ont tendance, sans doute plus que les autres, à tomber dans ce travers. Baignés qu’ils sont dans leur univers, ils perdent souvent contact avec leur public au point qu’ils ne sont plus capables de transmettre simplement, pour celui qui n’y connaît rien, l’intérêt de leur technologie ou ce sur quoi repose l’importance de tel sujet en vogue ou d’intérêt collectif.

Il faut donc être vigilant quant à la pérennité de ce qu’indique ou suggère un nom et ce sur au moins 2 aspects :

  1. L’extension future de votre offre qui pourrait bien ne pas pouvoir s’asseoir sur un nom restrictif ou trop sectorisé,
  2. Sur le fait que le nom puisse devenir obsolète du fait d’évolutions technologiques ou culturelles.


Bluetooth, qui est connu maintenant du grand public, fait référence à l’objectif que s’est fixé cette technologie : l’ouverture et la standardisation. Qui sait qu’il s’agit du surnom du roi danois Harald 1er, connu pour avoir unifié les états du Danemark, de Norvège et de Suède et notamment en matière de droits de douane.
Pour les anglophones, le nom présentait l’avantage d’être “lisible” : dent bleue.

Notez qu’un nom sans signification peut subir les mêmes affres, par le fait qu’il soit connoté d’une certaine époque ou mode. Quand le “vert” ne sera plus un courant mais une nécessité inscrite profondément dans les obligations normales de l’humain, il donnera l’impression d’être ce vieux concept d’avant, que la société a accroché au dernier moment son wagon à la fin du train. Et là encore attention. Il se pourrait bien qu’il ne faille pas attendre 20 ans. À la vitesse où les courants naissent et circulent dans ce monde de réseaux planétaires, à la vitesse à laquelle les politiques sont obligées de réagir du fait de la puissance sans cesse grandissante de l’opinion publique, il faudrait peut-être bien diviser les 20 ans par 4 ?

3. N’utilisez pas de sigles. Préférez-leur les acronymes.


Les acronymes (mots fait de suites de lettres ou de syllabes qui ne veulent rien dire mais qui se prononcent comme des mots) présentent l’intérêt de se comporter comme des mots qui peuvent suggérer des idées, des impressions, ... mais, attention, aussi des époques, comme les prénoms. Ils sont beaucoup plus mémorisables que les sigles.

Les sigles font partie d’un autre âge et d’une époque très administrative. Tout comme d’ailleurs le fait de se présenter par : DUPONT Francis. Ils vont donc suggérer cet autre âge ou un côté très administratif, très poussiéreux. Regardez SNCF, EDF, RATP, ...

SNCF (Société Nationale des Chemins de Fer) gagnerait peut-être à devenir la … SONARAIL, bien que cette appellation fasse trop “compagnie nationalisée de l’ex-empire colonial français".

Gardez à l’esprit que l’acronyme, s’il se trouve être une réduction d’un concept ou d’une technologie, doit avant tout être considéré comme un mot car le public ne comprendra pas immédiatement, voire jamais, ce qu’il signifie vraiment.

Le monde informatique connaît florilège de sigles et d’acronymes qui désignent des technologies. À force d’utiliser des sigles, on finit par les mémoriser, même si l’on ne sait pas ce qu’ils veulent dire. Des acronymes comme “Internet” (pour désigner la technologie et les infrastructures de raccordement des réseaux - ce qu’était l’internet à l’origine) ou comme “Ethernet” (qui rappelle la puissance du réseau, l’éther étant un produit très volatile donc rapide) sont, sans aucun doute, beaucoup plus mémorisables et signifiant que USB, SATA, UDMA ou même WI-FI qui est un dérivé de la marque WECA (Wireless Ethernet Compatibility Alliance) et qui emprunte le phonème WI de Wireless (sans fil) et fait référence à la Hi-Fi avec le FI.

Trois recommandations essentielles pour vous choisir un acronyme :

  1. Cherchez un acronyme facilement mémorisable, qui ne vous cloisonne pas et qui transmette un message même subjectif.
  2. Utilisez sa signification pour en faire un complément de communication, d’interrogation, voire de fierté, pour ceux qui pourront expliquer à d’autres ce que cela signifie.
  3. Si vous visez l’international, choisissez des mots très simple pour sa constitution et facile à prononcer dans les langues de destination.


Et si vous opérez dans un secteur qui a l’habitude d’utiliser des sigles, réfléchissez à 2 fois avant de vous dire qu’il faut faire comme les autres. Peut-être que ce secteur va se révolutionner dans peu de temps et vous pourriez bien être l’un des précurseurs en ne faisant pas aujourd’hui “comme tout le monde”.

4. Pensez à l’importance du logo et à la sonorité du nom ou de la marque


Le logo, c’est comme le premier des conseils de cet article. Je suggère que vous fassiez le test d’aller voir vos prospects en pyjama ou avec une tee-shirt caraïbe sur un fuseau de ski avec des charentaises aux pieds pour vérifier l’effet bœuf que vous allez produire. Encore ici, il s’agit d’un extrême pour mettre en évidence l’importance du phénomène. Cela fonctionne aussi très bien avec des détails (voir “du Markeutinge et de la Comm. Décryptages #1 - Section Identité visuelle).

Le logo, c’est une grosse partie de la tenue vestimentaire que vous adoptez pour vous adresser à votre public. Il n’y a pas de choix à faire selon ses goûts, il y a à faire un choix en fonction de ce que le public est à même de considérer comme normal, attendu, crédible, par rapport à ce que vous lui offrez.

Évitez de tomber dans la symbolique, le 2ème degré. Cherchez des choses simples et évidentes, si vous tenez absolument à ce que votre logo symbolise quelque chose. Pensez d’avantage en terme d’impact, d’originalité. Démarquez-vous !

Faites aussi attention à l’utilisation (l'utilisabilité) de votre logo. Parfois il va très bien sur le beau papier à entête que vous a créé votre graphiste, mais il ne fonctionne pour rien d’autre : étiquetage de produit, pub, véhicule, site web, affiche. Pensez à l’essayer en le plaçant à côté d’autres logos ou parmi d’autres cartes de visites. Vérifiez son exploitation en tout petit ou en très grand, en noir et blanc, dans un smartphone.

Les couleurs peuvent être intemporelles ou très “mode”. En réalité, il s’agit davantage des associations de couleurs. Ainsi le célèbre orange des années 60, n’était pas seulement le orange, mais l’association d’un orange chaud avec des couleurs moyennes et acidulées : vert prairie, bleu ciel, jaune citron.

En matière de sonorité, la lisibilité ainsi que la capacité à prononcer un mot ou groupe de mots sans difficulté sont des aspects primordiaux. Il existe des associations de lettres en Français qui, bien que l’orthographe indique qu’elles produisent tel ou tel son, ne se prononcent pas naturellement ainsi. Ceci tient principalement au fait que les marques et noms français empruntent depuis plus de 40 ans à l’anglais. Snobisme ou mauvaise adaptabilité du Français à la création de nom, peu importe.

Autre phénomène important, le langage texto à quelque peu “révolutionné” l’orthographe et comme nos chères têtes blondes n’aiment pas le T9 (et l’orthographe) le son Z se fait avec un Z et le son SE avec un ou deux S (plutôt 1 que 2 d’ailleurs). Ainsi ASITY gagnerait à devenir AZITY pour que les futures générations le lisent correctement.

La prononciation dans les langues de destination doit aussi être étudiée. La marque Thawte est de l’ordre de l’imprononçable pour celui qui ne connaît pas les finesses de la langue anglaise. Elle se prononce « Soti ».

D’autre part, la sonorité va suggérer une musique. Cette musique peut être rythmée ou au contraire molle. Elle peut monter ou descendre. Il en résultera aussi une sensation pour le public. Notez que les rythmes et sonorités linguistiques peuvent être très différentes selon les langues. Il vaudra peut-être mieux opter pour un nom anglais, très proche du langage courant que de plus en plus de gens possèdent désormais un peu partout dans le monde.


Quelques points à garder en mémoire :

  1. Le logo constituant une grande partie de l’identité visuelle de la marque ou du nom, pensez à la forme, à la cohérence et au mouvement qu’il devrait avoir ou, au pire, à ceux qu’il ne faudrait surtout pas qu’il ait.
  2. Un logo doit pouvoir s’exploiter sur et dans de nombreux documents, supports, contextes.
  3. Les formes, les couleurs, les caractères (on parle de “polices de caractères”) subissent des phénomènes de mode. Ce qui peut paraître “super” aujourd’hui risque bien de ne pas l’être dans 5 ans. Certes on peut facilement moderniser un logo, davantage qu’un nom, mais à trop changer, on peut finir par ne plus être identifié.
  4. Un nom doit être facilement lisible et si possible prononçable au plus près de sa prononciation d’origine.
  5. Un nom ou une marque possède sa musicalité, évitez les noms dont les sonorités finales descendent, dont le rythme de lecture est heurté.
  6. C’est rare, mais certains noms se prêtent mal à se transformer en logotype adapté à votre cible. Alors trouvez un autre nom.

 

5. Ne choisissez pas un nom ou une marque sans avoir vérifié sa disponibilité


La vérification de disponibilité d’un nom ne consiste pas simplement à s’assurer que le nom exact que l’on souhaite utilisé est libre mais aussi à rechercher des noms proches du sien, proches pour partie. En France, on parle de recherche d’antériorité, car il est question d’établir d’éventuelles liens de similitude avec d’autres marques précédemment déposées (ou utilisées).

Les marques sont toujours associées à des domaines (produits ou activités). Elles peuvent couvrir toutes les classes ou rester centrées sur leurs domaines de produits. Il est rare qu’elles couvrent toutes les classes du fait du coût que représente ce type de dépôt. Vous pouvez donc choisir un nom déjà utilisé mais dont les classes sont différentes des vôtres. Pour les similitudes, c’est le même principe. Il faut éviter de choisir un nom qui présenterait trop de similitudes avec un ou des noms qui seraient dans une classe commune à celle que vous souhaitez utiliser.

Stratégiquement, qu’un nom ou un nom similaire soit déjà déposé dans une classe différente des vôtres peut être un atout ou un handicap. Un atout, lorsque l’on profite de la notoriété de l’autre nom pour faciliter la mémorisation. Un handicap lorsque la connotation de l’autre nom risque de détourner le public de ce que votre nom est sensé représenter.

Ici encore, il faut garder à l’esprit au moins 3 points essentiels :

  1. Pour la France, vérifiez la disponibilité auprès de l’INPI (Institut National de la Protection Industrielle).
  2. Selon que l’on destine l’utilisation du nom à son pays ou à l’internationale, il faudra étendre les recherches de similitude pour chacun des pays de destination, soit par exemple auprès de l’OHMI (Office de l’Harmonisation dans le Marché Intérieur) pour les pays de l’Union Européenne.
  3. Il est nécessaire de vous assurer que votre nom fonctionne bien auprès des communautés immigrées encore utilisatrices de leur langue natale ou parentale. Tout comme il est vital de vérifier l’adaptation d’un nom dans la ou les langues des pays de destination lorsque l’on vise l’export.


À l’heure de l’internet, il faut commencer ses recherches par celle de la disponibilité du nom. Il s’agit bien sûr de savoir si le nom de domaine est disponible, si possible dans une TLD (Top Level Domain : com, net, eu, fr ...) la plus globale possible, mais aussi et surtout de savoir si, avec le nom que vous allez utiliser, vous n’allez pas vous retrouver au milieu d’une multitude de confrères (concurrents) ou de produits ou sujets peu fréquentables, inadaptés, envahissants, fortement référencés (mastodontiques). Google vous renseignera.

Nombre de TLDs sont aujourd’hui facilement disponibles et peuvent contribuer à la mémorisation de votre domaine. La marque Kleen’up, qui désigne une gamme de produits destinés à préserver la planète des petits déchets, s’est choisit .me pour TLD, l’association kleenup.me produisant une phrase anglaise : nettoyez-moi !

Les recherches de disponibilité et d’antériorité pour les unions d’états ou le monde sont des opérations longues et coûteuses, souvent impossibles à réaliser soi-même. Les cabinets de dépôts de marques et modèles, conseillers en propriété industrielle, sont là pour vous faciliter la vie et “blinder” le plus possible les risques potentiels d’utiliser des marques qui ne seraient pas légales ou inadaptées.

Encore un point. L’INPI n’a pas vocation à vérifier que les marques que vous déposez ne sont pas utilisées ou ne présentent pas de similitudes avec des marques concurrentes. Ils enregistrent et s’assurent de la conformité réglementaire de vos dépôts. C’est à vous vérifier la disponibilité et les antériorités.

En synthèse


Le nom et la marque constituent un élément majeur du Business Model. Parfois il ne fera que faciliter la pénétration d’un produit dans son marché. Parfois il sera tout simplement l’élément déterminant du succès du produit ou de l’entreprise car ce sera par le concept qu’il évoque que le public considérera que l’offre n’a rien à voir avec tout ce qu’il connaît.

Lorsque vous devez créer une marque ou une société, évitez les idées toutes faites, les schémas, les recettes. Il n’y en a pas. Avant d’aller voir comment les autres, ceux de votre secteur, s’appellent, cherchez votre ou vos noms. Ceux qui créent se tiennent le plus possible isolés du domaine pour lequel ils doivent créer, de manière à rester neuf et éviter de se faire influencer.

 

Luc-Olivier Lafeuille

Note : Merci à Carmen Nobel et son article "Comment créer une marque vendeuse / How to Create a Brand Name That Sells" dans lequel elle rapporte les conseils de professionnels USAiens de la création de marques et qui m'a inspiré ces cinqs conseils que j'ai développés.

 


Vous pouvez consulter d'autres articles de Luc-Olivier Lafeuille dans la section Publication ou sur son blog : Luc-Olivier Lafeuille - Marketing et Communication

 

Mise à jour le Mardi, 09 Février 2010 14:01
 
Business Model : 5 étapes pour jeter les bases d’un projet innovant en 3 heures
Écrit par Administrator   
Mercredi, 03 Février 2010 09:34
Projet-Innovant
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Lorsque l’on souhaite se lancer, il est bon d’adopter une attitude constructive. La plupart des gens passent beaucoup de temps à discuter, chercher, exposer, écrire, re-chercher, re-discuter, douter, vérifier ... et n’aboutissent pas.

Sous le prétexte de laisser mûrir leurs idées, ils s’interdisent de faire la seule chose qui permette de réussir : DÉCIDER.


La plupart des projets qui ont réussi n’ont rien d’exceptionnels à part le fait que leurs créateurs ont DÉCIDÉ de lancer CE projet et s’y sont tenus jusqu’au bout.

La décision n’est rien d’autre que de fixer les grandes lignes d’une idée, en évitant de se perdre dans les détails, les imperfections et les doutes et surtout de vérifier si, en 3 heures maximum, une idée peut tenir la route ou non.

Pour cela, il est nécessaire de suivre un guide. Je vous propose celui que j’utilise.
Il a pour objectif de tracer les grandes lignes du projet sur lesquelles il va falloir revenir pendant de longs mois pour les définir précisément, les affirmer et les justifier.

Ce guide s’inscrit dans un processus très conventionnel de Marketing puisqu’il vise à tracer une stratégie produit et à définir le parcours qu’il va falloir accomplir pour aboutir à un projet chiffré dont chaque élément de chiffrage sera définissable selon son niveau de réalisme / faisabilité / probabilité.

Certains me diront que l’on devrait ajouter le financement en tant que 6ème étape, tout de suite.
Je leur répondrai ceci :
  • Lorsqu’une idée est simple, elle est facile à financer.
  • Le financement, c’est comme le développement durable, c’est transversal.
  • Bâtir en 3 heures une idée de source de financement c’est possible, mais ça reste très hypothétique. Inutile donc de perdre du temps avec cela, travaillons plutôt l’idée.
  • Si un projet est attrayant et que l’on a su mettre en avant son ou ses points forts, il trouvera de l’aide.
  • Si un projet nécessite l’intervention de niveaux de financement qui ne correspondent pas à votre sphère habituelle, alors ce n’est pas un projet simple. Trouvez autre chose ou une étape intermédiaire.


On pourrait apporter commentaires, exemples et conseils à chacun des points de ce guide, à en remplir des livres et, sans doute aussi, à vous influencer dans des directions qui ne vous seraient pas bénéfiques.

Je ne vous donnerai donc qu’un conseil.

Si vous ne parvenez pas à bâtir ce plan en 3 heures (allez ! 4 max) ou si vous n’êtes pas capable de remplir un ou plusieurs des points de ce guide, votre projet n’est pas viable.
Reprenez les points sur lesquels vous avez coincé. Travaillez les à part. Laissez passer un mois et recommencez tout à zéro sans utiliser vos notes précédentes.

1. Base

  • Choisir un domaine qui a l’attrait du public
  • Chercher les offres dans ce domaine
  • Faire le tour de ces offres du point de vue Réussites / Échecs
  • Identifier LE facteur qui a déclenché la plus grande réussite

2. Innovation

  • Choisir un domaine d’innovation qui a l’attrait du public
  • Trouver des choses qui amélioreraient l’offre en s’appuyant sur le domaine d’innovation choisi
  • Réduire ces choses innovantes afin d’avoir un projet faisable en 2 ans maximum

3. Partenaires

  • Sélectionner 3 personnes pour composer votre tour de table (associés)
  • Sélectionner 3 partenaires externes pour vous aider à la conception
  • Trouver 3 axes pour intéresser les fournisseurs du domaine

4. Monétisation

  • Trouver 3 sources de monétisation du produit (Distribution, Indirecte, Cession)
  • Analyser la distribution du domaine et trouver une petite innovation
  • Analyser le revenu indirect du domaine et trouver une petite innovation
  • Dans le cas d’une revente du projet, trouver 3 acheteurs potentiels à qui il apporterait une petite innovation

5. Communication

  • Analyser la manière de communiquer du domaine
  • Chercher un positionnement “contre” * qui donne un avantage concurrentiel à chacune des innovations apportées
  • Analyser les canaux de communication utilisés par le domaine
  • Sélectionner les canaux de ceux qui ont rencontré le plus de succès


J’espère que cette méthode vous sera utile comme elle me l’est pour les projets que je monte ou auxquels je participe. Et si vous voulez des précisions sur certains points, parlons-en dans le fil de commentaires.

 

*) positionnement “contre” : une image, une métaphore, une situation … qui fait comprendre ce que l’on veut faire passer par une opposition à ce qui ne possède pas cette valeur.
Exemple : publicité Saab : “Plutôt que de vous acheter une voiture, achetez-vous une Saab”

 

 


Vous pouvez consulter d'autres articles de Luc-Olivier Lafeuille dans la section Publication ou sur son blog : Luc-Olivier Lafeuille - Marketing et Communication

 

Mise à jour le Mardi, 09 Février 2010 14:01
 
Business Model : Les 8 facteurs de convergence d'un projet innovant
Écrit par Administrator   
Mercredi, 03 Février 2010 09:34
Innovation-convergences

On entend beaucoup parler d’innovation mais a-t-on une juste compréhension de ce que peut couvrir cette notion ?


Ce qui est certain, c’est qu’une innovation doit toujours être quelque chose de simple et de réalisable à court terme.

Avant d’en donner les raisons, il est nécessaire de bien cerner la manière dont ce terme est utilisé en fonction des caractéristiques de ceux qui l’utilisent.

1- Le technicien et l’ingénieur vont très probablement parler d’innovation technologique.

2- Le “marketeur”, lui, va se centrer sur l’apport, la nouveauté, au regard de la situation présente ou projetée d’un marché, d’une offre ou d’une catégorie d’offres mais aussi sur la capacité d’impact que peut représenter l’innovation en termes de retombées connexes.

3- La concurrence aura une analyse orientée sur la protection et la justification de son positionnement actuel.

4- L’organisme d’aide à l'innovation va certainement se fonder sur le cahier des charges que couvre tel ou tel dispositif d’aide à l’innovation et selon la mission de son agence.

5- Le politique impulsera les mécanismes d’aide selon des critères économiques et sociaux et selon l’impact qu’il attend de l’innovation en termes de retombées d’image, d’économie et d’emplois.

6- L’investisseur va se concentrer sur différents aspects tels que sa capacité de sortie rapide en réalisant une forte plus-value ou l’intégration de l’entreprise à son groupe pour réaliser sa croissance externe ...

7- Les médias vont voir la chose selon le “buzz” qu’ils peuvent en faire afin de satisfaire leur lectorat, leurs annonceurs, se démarquer et développer leur image.

8- Le public, pour finir, percevra l’innovation en priorité pour les bénéfices qu’il va en retirer, mais surtout il considérera qu’il s’agit d’innovation en fonction des usages et habitudes de son propre milieu. Et là, on est dans la “vraie” dimension marketing.

Ainsi une offre d’ordinateur pas cher carrossé pour offrir des services aux 70 - 80 ans sera perçue comme de l’innovation pour cette tranche de population alors que l’ordinateur en question pourrait être conçu à partir d’une technologie minimaliste et ancienne.

On a donc affaire à 8 angles de vue différents qui correspondent aux 8 facteurs de convergence essentiels d'un projet innovant.

La grande question qu’il va falloir résoudre est : sur qui un projet va-t-il devoir s’appuyer pour avoir des chances d’aboutir sachant que celui qui apportera son soutien ne le fera pas forcément en adéquation avec les possibilités et nécessités marketing optimales.

Explication ! Notre offre d’ordinateur adapté aux 70-80 ne constitue pas une innovation technologique mais plutôt une innovation sociale. Si l’on cherche à s’appuyer sur une agence d’aide orientée sur l’innovation technologique, rien dans le projet ne sera susceptible de la séduire.

Il faudrait sans doute se tourner vers d’autres agences mais si, pour une raison ou une autre, ce n’est pas possible ou peu intéressant, il faudra intégrer une innovation technique dans le projet qui, elle, pourra recevoir le soutien escompté, même si elle n’est pas nécessaire à l’offre.

En allant un peu plus loin, on peut aussi se rendre compte que le technicien du projet considère que son idée est innovante par rapport à son très haut niveau d’appropriation du sujet sans toujours réaliser qu’une grande quantité de ce qu’il ne considère plus comme de l’innovation n’est pas encore sur le marché ou seulement sous une forme naissante.

Bref, chacun voit les choses à sa manière et, comme toujours en matière de Marketing, il serait bon de prendre en considération tous les aspects du paysage et de bien définir, pour chacun des 8 angles, ce qui est ou non innovant dans l’offre en cours de définition et à quel degré d’innovation on se positionne.

Lorsque l’on va bâtir le cheminement stratégique du projet, il va être capital d’anticiper les tensions possibles dans ce parcours du fait que chaque partie tentera forcément de tirer dans son propre sens pour obtenir ses propres retombées. Le but du jeu, bien sûr, sera de tisser l’affaire pour que chacun y trouve son compte dans des termes et des volumes qui lui conviennent.

Eh bien oui, comme je le disais en préambule, une innovation doit toujours être quelque chose de simple et réalisable à court terme :
  • d’une part, car on va devoir anticiper un parcours assez critique et que plus on regarde loin et moins on est capable de voir avec certitude.
  • d’autre part, parce que si le projet est simple, les seules complexités qu’il faudra résoudre seront celles de mettre tout le monde en phase.
  • enfin, pour une part encore plus importante que les deux précédentes, si par “hasard” le projet capotait en cours de route, on ne se serait pas investi longuement dans une lourde machine, complexe à débrayer, ayant impliquée lourdement nos partenaires, avec la mauvaise image que cela suppose et sans parler investissements inutiles. On pourra rapidement monter un autre projet et recommencer le cycle.


Luc-Olivier Lafeuille

 

 


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Mise à jour le Mardi, 09 Février 2010 18:48
 
Business Model : Innover ou mourir - Les 9 axes d’évolution
Écrit par Administrator   
Mercredi, 24 Février 2010 10:00

Innovation-9-axes-devolution

Alors que l’on a prêté à ce mot une dimension particulière, une dimension prestigieuse, une dimension technique (voir “Les 8 facteurs de convergence d’un projet innovant”), on a laissé à penser à tout un chacun que le domaine de l’innovation était réservé à ceux qui en faisaient leur métier ou qui créaient des produits, aux inventeurs ...

Pourtant, chaque activité, entreprise, organisme ne peut faire autrement que d’innover en permanence.

Une offre, c’est toujours 3 choses :
  • une chose à échanger (commerciale ou non)
  • un public
  • une concurrence

Une offre est composée de trois-choses - Luc-Olivier Lafeuille

Ces 3 choses existent dans tous les domaines, commerciaux ou non, et quels que soient la structure, le montage, ...

Une association de riverains offre (propose) des actions ou activités dans son quartier, aux gens du quartier, mais d’autres actions et activités sont également proposées aux gens de son quartier, donc à son public, par d’autres acteurs locaux et extra-locaux.

Une entreprise faisant partie d’un groupe, n’ayant qu’un client — le groupe, possède une offre — ce qu’elle produit, un public — son client, une concurrence — ceux qui pourraient ou font déjà ce qu’elle sait faire et vers lesquels le groupe pourrait se tourner si vraiment cela devenait trop compliqué.

Nous avons bien ces 3 choses, quelle que soit l’offre.


Notre offre, pour exister dans notre auditoire — notre public, nécessite que celui-ci trouve des intérêts à se fournir chez nous. Ici nous pouvons identifier au moins 9 raisons :

  • L’offre est utile au public (besoin)
  • La fourniture se fait localement ou le prestige de la marque justifie la distance
  • L’offre est en suffisance (stock ou vitesse d’approvisionnement)
  • La qualité est bonne
  • Le prix est normal (pour la qualité)
  • L’accueil est agréable
  • Le service est efficace
  • L’offreur fait attention à son image
  • L’offreur est proche de sa clientèle


Excluons volontairement le cas du magasin de brousse, le seul à 100 kms à la ronde, qui permettrait que la qualité soit médiocre, le prix exorbitant, l’accueil déplorable ...

 

9 raisons d'acheter - Luc-Olivier Lafeuille

Les concurrents ont des clients pour les mêmes raisons que notre offre a des clients. Les clients sont contents du fournisseur qu’ils ont choisi ... et la vie continue.

Oui mais voilà. Ce qui ne progresse pas décline !


Toute entité subit, à un moment ou à un autre, des variations de fonctionnement dont la quantité ou l’importance l’amène à décliner sauf à compenser par de la croissance.

Variations internes, comme celles du vieillissement humain, des investissements.
Variations externes, comme celles de la transformation du territoire, de la croissance démographique et des flux migratoires, des sources d’approvisionnement, des matières premières ...
Variations du public, comme celles de la transformation des besoins liés aux générations, lassitude ... Le public subit aussi les variations externes.

 

Ce qui ne progresse pas, décline ! - Luc-Olivier Lafeuille

Nous avons donc la nécessité de progresser et, pour ce faire, nous pouvons essayer d’agir sur nos 9 raisons qui font que nos clients achètent chez nous et en attirer d’autres : les 9 axes de progression ou d'évolution.

Nous pouvons aussi offrir autre chose que l’on offrait pas : diversification.

Mais comment choisir un ou plusieurs axes plutôt que d’autres ?


La réponse se situe dans la compréhension des mécanismes d’influence qui parcourent la société.

Mettons en parallèle Marché d’une offre et Société. D’un côté un éco-système presque hermétique, de l’autre une société en mouvement ... perpétuel.


Éco-système et Société - Luc-Olivier Lafeuille

Mais ce “presque hermétique” l’est-il vraiment ? Et pouvons-nous le considérer seul, isolé de la société ?

Bien sûr que non, car cet éco-système est contiguë à d’autres éco-systèmes et une certaine quantité de ces éco-systèmes touche, mord, pénètre notre éco-système de référence. Un peu comme, pour les amateurs de bande dessinée, “La dimension Poznave” du Concombre Masqué de Mandrika.

Donc, nous nous retrouvons, non plus avec un éco-système en relation avec une société mais un éco-système en contiguïté avec d’autres éco-systèmes et en relation avec une société.

 

Éco-systèmes et Société - Luc-Olivier Lafeuille

On pourrait s’amuser à triturer le concept assez loin pour finir par se retrouver avec un dessin noir de cercles dans lequel il deviendrait impossible de distinguer quoi que ce soit.

Ce qu’il faut conclure de cette démonstration, c’est que les influences extérieures jouent un rôle allant de “non négligeable” à “terriblement puissant” vis-à-vis d’une offre, existante ou à venir.

Donc, quelle piste choisir ?


Diversifier pourrait être une bonne solution pour l’offreur au regard, et exclusivement au regard, du public de l’offreur et des influences diverses et variées des éco-systèmes contiguës et de la société plus globalement.

Mais il pourrait aussi renouveler son offre, ou son service, ou son accueil, ou sa qualité, ou ses prix ...

En fait tout ce qui permettrait d’obtenir de la croissance, toutes les transformations qui correspondront à une attente ou une tendance du public, lui permettra de continuer d’exister — donc de progresser.

Sachant qu’il subit l’influence des éco-systèmes contiguës et de la société, que le public les subit aussi, il va falloir qu’il fasse des transformations qui prennent en compte la mouvance globale, que celles-ci soient attendues de son public pour la nature de son offre ou plus abstraitement que l’offre soit en “harmonie” avec ses penchants, ses usages, ses habitudes (qui évoluent).

Si le public global aime les gadgets électroniques, que son public en est moyennement friand, il n’en tiendra pas compte ou alors à petite dose pour attirer un public plus large.
Il peut aussi offrir dans un segment de marché qui nécessite d’être en opposition à l’électronique (positionnement "contre"). Mais si son public en est friand, même si ça n’a apparemment aucun intérêt dans le domaine de l’offre, ... hum ... il ferait bien de réfléchir à comment s’y prendre pour l’intégrer.

Quoi qu’il en soit, il faut donc transformer une activité pour l’améliorer et lui faire suivre les tendances de son éco-système, des éco-systèmes les plus immédiatement contiguës et de la société en générale, ce doit être inscrit dans le marbre de l’organisation de l’activité, et l’on peut même affirmer que le business-model doit intégrer cette dimension de mutation permanente.

Innover, comme l’indique le dictionnaire, c’est changer à l’intérieur, dedans. Toute activité a la nécessité d’innover si elle veut se perpétuer. Innover n’est pas inventer, innover c’est apporter du neuf à de l’ancien sans oublier qu’il est nécessaire de communiquer sur ce neuf, de le mettre en valeur, de le transformer en avantage pour le public, au mieux de s’en servir de démarque par rapport à ses concurrents, au moins bien de montrer à son public qu’on sait faire comme les concurrents. En d’autres termes, ce doit être partie intégrante du Business Model et de la Stratégie de Communication.


Luc-Olivier Lafeuille

 

 


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Mise à jour le Jeudi, 25 Mars 2010 18:08
 
Business Model : La clé numéro 1 de l’innovation et de son succès potentiel
Écrit par Administrator   
Jeudi, 25 Mars 2010 16:00
La Guerre du Feu de Jean-Jacques Annaud
La Guerre du Feu de Jean-Jacques Annaud


Quelles que soient les voies que l’on se choisit pour innover, quelle que soit la manière dont on va profiter des synergies qui entourent un projet, quels que soient encore notre capacité et notre talent à construire un plan d’innovation, il existe un mécanisme qui, bien au-delà de tout cela, semble être un passage obligé pour qu’un projet réussisse.


Avant d’évoquer ce mécanisme, il faut d’abord regarder sur quoi il s’appuie pour le comprendre.

Les sociétés humaines (et animales aussi) se sont développées pour une raison fort simple : plus on est nombreux, plus fort on est.

C’est trivial, certes, mais ça mérite d’y regarder d’un peu plus près.

Innovation - Le besoin de subsistance - Luc-Olivier


Le besoin de subsistance des individus constitue le socle de leur “désir” d’être. Seul, l'individu peut peut-être s’en sortir avec ce que la nature lui offre, mais son existence risque fort d’être une course de chaque jour à sa seule survie biologique.

Il existe donc un autre vecteur, supérieur à la biologie, qui incite à faire mieux et plus, à dépasser sa seule biologie. Et ce vecteur, c’est l’élévation.

Organisé en groupe les individus peuvent profiter de la synergie (donc de la facilité) du collectif pour ne pas à avoir à se dédier “corps et âme” à l’alimentaire.


Innovation - L'organisation en groupe pour bénéficier de la synergie et de la spécialisation - Luc-Olivier


Le groupe va apporter une multitude de bénéfices, selon l’intelligence que ses membres y mettront. Le caractère principal de l’intelligence collective repose sur l’organisation synergique de spécialités que chacun peut porter, l’ensemble des synergies composant alors un “grand corps” capable d’assurer plus facilement sa subsistance et de libérer du temps à l’élévation de l’homme au dessus de sa seule animalité.

Toutefois, un groupe est beaucoup moins stable qu’un individu seul. Des individus naissent, se joignent, quittent ou meurent.

Innovation - Les groupes sont moins stables que l'individu : des individus naissent, se joignent, quittent ou meurent - Luc-Olivier

Et voilà que l’on repart sur le schéma initial : il faut assurer la continuité du groupe, absorber le plus possible ses instabilités, croissances, décroissances, ...

À travers la promesse de “mieux vivre” que représente le groupe, chaque individu s’inquiète donc de 2 choses principales :

  • le maintien de son niveau de vie

  • l’envie d’avoir mieux


Il risque fort de sanctionner les tentatives d’évolution du groupe si celles-ci ne respectent pas ou pourraient ne pas respecter ces 2 contraintes principales.

Innvation - Les tentatives de transformation peuvent inquiter sauf si elles respectent les 2 contraintes - Luc-Olivier

Lorsqu’une tentative d’évolution transforme trop la chose transformée, l’individu va craindre de perdre le bénéfice de la chose en question, celui qu’il obtenait avant transformation.

Si elle la transforme trop peu, il n’y verra pas d’intérêt.

Lorsqu’une  tentative d’évolution est trop longue à s’opérer, l’individu ne va pas réussir à projeter le bénéfice, un peu comme le désespoir de ne pas y accéder.

Si elle s’opère en un clin d’œil, il aura la sensation qu’il ne s’agit pas d’un apport mais soit d’un non changement, soit d’un remplacement. Il s'en désintéressera ou il s’y opposera, craignant encore une fois une perte de bénéfices.


Donc revenons à notre thème principal, l’innovation.


Une innovation est une transformation, par l’apport d’une nouveauté à quelque chose d’établi.

Eh bien, nous aurions peut-être touché là du doigt la clé numéro 1 pour obtenir le succès.

Pour que les individus s’emparent d’une innovation il faut qu’elle promette un mieux vivre, c’est la base. Mais il faut surtout :


Innovation - Pour qu'une innovation rencontre le succès il faut qu’elle aille le plus loin possible, le plus vite possible - Luc-Olivier


Qu’elle aille le plus loin possible, le plus vite possible ...

... et qu'elle soit acceptable (maintien du niveau de vie et de considérer qu'il s'agisse d'un mieux) ou, en d'autres termes, sans oublier le Marketing.



Luc-Olivier Lafeuille

 

 


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Mise à jour le Vendredi, 26 Mars 2010 01:28